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Il est fréquent que les personnes malades s’identifient à leur maladie. Alors bien-sûr, rares sont ceux qui s’identifient à un rhume, mais cela est plus fréquent s’il s’agit de pathologies lourdes ou chroniques.

L’état de déprime qu’engendre le fait de ne se voir plus qu’au travers de la maladie, réduit la production d’hormones permettant de recouvrer un état de bien-être. (Sérotonine, ocytocines, endorphines et dopamines). Il arrive que le malade baisse les bras et son mental se dégrade comme si lui aussi était affecté par la maladie.

Pourtant, c’est en stimulant le mental que le corps est à son tour stimulé. En effet, lorsque l’esprit se connecte à des émotions et des sensations agréables, la production d’hormone est relancée, ce qui booste le système immunitaire, la tonicité neuromusculaire et bien sûr, le moral du sujet.

Cela ne va pas le guérir, mais lui redonner de l’énergie pour mieux gérer sa maladie au quotidien.

Si la maladie peut s’avérer handicapante, chacun cherche des solutions pour « mieux vivre avec ».

La sophrologie est une méthode formidable facilitant ce processus et renforçant les structures de la conscience.

C’est en rendant la personne plus forte à l’intérieur, qu’elle arrive à « se dépasser ».

Malgré tout, il me semble important de préciser que la sophrologie n’est ni une médecine (ni douce, ni parallèle), ni une alternative à la médecine.

Elle est une méthode d’accompagnement et d’optimisation des ressources de l’être dans tous les domaines.

Dans le domaine médical en particulier, puisque c’est l’objet de cet article, elle a pour but de responsabiliser et autonomiser le sujet.

Elle se fonde en partie sur des principes physiologiques permettant aux personnes d’auto-générer un état de bien-être et de détente profonde. Dans cet état, elles peuvent également reprogrammer leur mental grâce à des principes de pensées positives et changer leur appréhension de la réalité.

Les neurosciences ont mis en relief le fait que le cerveau ne fait pas la différence entre la réalité et l’imaginaire, quand cet imaginaire inclut émotions et sensation.

N’avez-vous jamais fait un cauchemar qui vous a fait trembler, transpirer, accélérer votre rythme cardiaque ? Et bien voilà ! Vous aviez beau être en sécurité dans votre lit, votre corps a réagi « comme si » ce cauchemar était réel.

Il suffit d’inverser les paramètres et de se connecter à une situation agréable, de la vivre intensément, pour que la réponse physiologique du corps s’aligne sur cette « vivance ». (Terme spécifique définissant justement l’idée de vivre de façon intense une situation sur laquelle nous portons toute notre attention).

L’état de bien-être qui en résulte permet au sujet de transformer sa vision de la situation pour conceptualiser l’idée d’agir dans ces circonstances de la façon la plus bénéfique qui soit pour lui.

Les 4 piliers fondamentaux de la sophrologie visent à :

  • Mieux intégrer son schéma corporel et donc mieux connaître son corps.
  • Appréhender la réalité avec du recul pour mieux connaître sa psyché et les paramètres objectifs de la situation.
  • Agir positivement envers le corps et l’esprit (selon les critères du sujet lui-même).
  • S’adapter aux changements incontournables ou désirés.

L’adaptabilité est d’ailleurs le but ultime de la sophrologie.

En effet, tout organisme qui ne s’adapte pas est voué à disparaître. Et tout humain qui ne s’adapte pas aux changements qu’il génère lui-même ou qui lui sont imposés, est en grande souffrance.

Dans le domaine de la santé, ce principe d’adaptabilité revêt tout son sens : Les patients doivent s’adapter à la réalité de leur pathologie. Par exemple :

S’adapter à une nouvelle hygiène de vie limitant l’intensité, la fréquence et la récurrence de leurs symptômes (dans le cas de diabète, cholestérol, ablation d’un rein etc…)

S’adapter à une perte de mobilité (amputation, paralysie, etc…)

S’adapter à un nouvel aspect physique (après une chirurgie plastique ou la pause d’un bypass et donc d’une perte de poids importante…)

La sophrologie peut les aider dans ce processus car elle permet justement de se détacher des habitudes du passé pour adopter de nouvelles habitudes tout en restant en adéquation avec ses propres aspirations.

Un sophrologue ne va pas soigner une pathologie, mais apporter une autre réponse que la molécule chimique dans les cas où elle n’est pas indispensable. C’est bien sûr le médecin qui définit si son patient a besoin de médicament ou si le symptôme dont il souffre peut être géré d’une manière non-chimique.

La sophrologie s’avère efficace lorsqu’il s’agit d’améliorer la qualité du sommeil, gérer le stress et les angoisses, diminuer les douleurs liées au stress (migraines, douleurs dorsales ou abdominales idiopathiques…).

Il n’est pas question d’utiliser la sophrologie pour soigner, mais pour accompagner les patients à accepter leur maladie et/ou à devenir participatifs dans leur processus de guérison.

C’est-à-dire à se mobiliser en complément d’une prise en charge médicale.

Samantha MERCIER

6 avril 2017|