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« Suite à un événement traumatique il faut absolument partager et rester acteur, pour diminuer l’impact de la blessure… »

Bien souvent aujourd’hui, le concept de résilience est abordé.

Mais que signifie-t-il exactement ?

S’il tient son origine à la physique (c’est la résistance d’un matériau aux chocs), le terme résilience est devenu populaire en France dans les années 1990.

En psychologie, la résilience désigne la capacité de se refaire une vie et de s’épanouir en surmontant un choc traumatique grave. Il s’agit donc d’une qualité personnelle permettant de survivre aux épreuves majeures et d’en sortir grandi malgré l’importance de la destruction intérieure, en partie irréversible, subie lors de la crise.

Présentée par Boris Cyrulnik comme étant « l’art de naviguer dans les torrents », la résilience peut concerner chacun de nous un jour.

Alors comment réussir à rebondir et surmonter les épreuves de la vie ?

La résilience consiste à continuer à se développer après un traumatisme (une atteinte profonde), mais différemment : une nouvelle organisation qui n’est pas forcément plus forte que l’ancienne, ni plus fragile, mais juste différente.

Boris Cyrulnik nous explique que chaque traumatisme laisse une trace traumatique dans l’organisme, qui marque à vie ; cela vulnérabilise et diminue le bien-être.

Après un traumatisme, dont la gravité est ressentie différemment selon les individus, il y a deux attitudes :

-Ruminer, seul dans son coin, ce qui va accroître l’impact, l’empêchant de s’évacuer, car le souvenir se cristallise dans le cerveau.

-La deuxième possibilité, le principe de résilience, est d’en parler ou de le sublimer, en le mettant en scène. Cette capacité (d’adaptation) va impacter alors positivement sur le reste de notre vie (en atténuant la douleur psychique) et de fait, notre propre fonctionnement ne se soumet plus à ce traumatisme.

Etre résilient ce n’est pas être invulnérable, mais apprendre à résister aux traumatismes, en faisant appel à la confiance enfouie en chacun de nous et qui tarde parfois à s’exprimer…

En effet, la résilience n’efface rien mais  elle permet de supporter et de continuer en  diminuant notamment les ruminations grâce à la prise de distance par rapport à la dite situation.

C’est une attitude de protection, une manière de mettre à distance les effets dévastateurs qui se présentent à nous pour continuer à vivre.

La  capacité de résilience de chacun étant  moitié innée, moitié acquise, les  déterminants et facteurs de résilience, peuvent être de trois types :

Individuels (la génétique, l’autonomie, la faculté d’adaptation, la charge en sérotonine, la sublimation…),

Familiaux (qualité de la communication au sein de la famille, un environnement sécurisant …)

et sociaux (des groupes de parole, communauté sociale, la religion, l’investissement dans le sport … ).

L’isolement (si on est seul, on n’a aucune chance de reprendre un développement.),  Le non sens (qui relève de l’impossibilité et/ou de l’incapacité à faire un récit de ce qui s’est passé.) et la honte (la personne elle-même s’empêche de résilier en éprouvant de la honte car elle se met en situation de désocialisation.) quant à eux empêchent la résilience face à un traumatisme.

 

La résilience est donc  à la fois « la résistance à la destruction et la construction d’une existence valant d’être vécue. »

 

Le principe de résilience vous intéresse ?

Boris Cyrulnik: « De chair et d’âme ». Janvier 2007 https://www.youtube.com/watch?v=3kugoEI0-JU

 

Corinne, sophrologue, formatrice EFDS

https://www.efds-sophrologie.fr/

23 mai 2018|