La sophrologie, une voie de reconversion pour les professionnels de santé.

La sophrologie, une voie de reconversion pour les professionnels de santé.

Le stress au cœur du secteur médical

C’est un triste constat que nous pouvons faire aujourd’hui, en regardant une bonne partie des professionnels de santé.

Nous pouvons observer un certain paradoxe entre une médecine qui s’ouvre au bien-être et aux méthodes non invasives d’un côté, et d’un autre côté, une médecine « à la chaine » qui semble broyer sur son passage patients et soignants.

Dans les institutions, médecins, infirmières, aides-soignantes ( …) se trouvent débordés par le manque d’effectif, les restrictions budgétaires et un afflux, toujours croissant, de patients.

Beaucoup de professionnels de santé craquent car, en plus d’être pressurisés, ils ne ressentent plus la considération de la hiérarchie et perdent progressivement celle du public.

Pour certains libéraux, c’est un constat similaire. Certains secteurs devenant progressivement des déserts médicaux, les soignants qui y restent sont également surchargés de travail. Et cela, sans compter sur la pression mise par les patients toujours plus exigeants et qui n’ont pas d’autres interlocuteurs sur qui décharger leur colère.

Une perte de sens chez nos professionnels de santé

Cette « médecine à la chaine » dont je parle plus haut, génère, au-delà d’un stress professionnel, une totale perte de sens chez les soignants.

En effet, tous ceux qui ont fait ce choix d’orientation pour des raisons humanistes, se retrouvent désemparés face aux patients.

La problématique principale est le temps. Le soignant devant se dépêcher pour soigner tous ses patients, il y a peu de place pour les rapports humains.

Il devient difficile de rassurer le patient apeuré, d’attendre que la dame âgée puisse se mouvoir seule pour faire ses soins, alors il devient commun de les presser, parfois même de les bousculer pour que « ça aille plus vite ».

Il y a donc un décalage entre les motivations de départ et la réalité de terrain.

C’est ce même décalage entre ce qui est enseigné à l’école et qui n’est plus applicable dans la vraie vie.

Le ressenti est de passer de « soignant » à « exécutant d’actes médicaux ». Cela est d’une violence inouïe à la fois pour les acteurs du secteur médical et pour les patients qui se sentent incompris, non considérés ni entendus.

La sophrologie, une autre façon d’aider le public ?

Ne se sentant plus en adéquation avec leur secteur d’activité, beaucoup de soignants cherchent une porte de sortie, et beaucoup la trouvent à travers la sophrologie.

En effet, il s’agit d’une approche beaucoup plus humaine, qui, au-delà d’apporter du bien-être aux personnes est applicable par soi-même.

Le soignant peut alors commencer par apprendre à gérer son propre stress, à réinvestir ses valeurs et à faire des choix qui l’en rapproche.

Les séances avec la clientèle durant environ une heure, cela laisse de la place à l’écoute, au dialogue, à l’empathie, au choix des techniques et la pratique.

Certes, la sophrologie n’est pas une « médecine » mais elle a tout de même de nombreuses vertus.

Elle permet de :

  • Réduire la perception de la douleur
  • Améliorer la qualité du sommeil
  • Limiter les troubles anxieux
  • Se préparer mentalement à des actes chirurgicaux invasifs
  • Se préparer à l’accouchement
  • Gérer ses émotions dans des situations difficiles (maladies, accidents, décès d’un proche..)
  • Réinvestir de l’intérêt pour soi et sa santé ( ce qui peut être intéressant pour les patients qui ne respectent pas les prescriptions médicales)
  • Stimuler les fonctions de récupération
  • Etc… (Difficile d’être exhaustif)

Le professionnel de santé, une fois reconverti, peut donc proposer ses services aux patients en réinvestissant le rapport à l’autre. Il peut faire un pont entre sa nouvelle activité et la précédente pour justement être le chainon manquant entre les patients et le corps médical et intervenir là où personne n’intervient.

La sophrologie apporte donc aux soignants, les moyens de gérer leur propre stress et de retrouver du sens dans l’aide à la personne. L’ex-professionnel de santé renoue avec ses valeurs et peut s’épanouir à travers un nouveau métier qui lui permet de rester en lien avec sa vocation originelle.

Nombreux sont les médecins, infirmières et aides-soignants qui se forment à la sophrologie.

EFDS dispense des formations qui allient la pratique en salle à l’occasion des séminaires et l’enseignement en e-learning. Cela permet de se former tout en conservant une activité professionnelle le temps de la formation.

Pour plus d’informations, contactez-nous au 01.79.75.84.84 ou sur contact@efds-sophrologie.fr

Samantha Mercier