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Pourquoi employons-nous le mot « client » ?

Au début de ma formation, j’ai eu du mal à accepter de parler de client à la place de patient… Il me semblait que ce mot avait une connotation commerciale et cela me dérangeait. Je ne faisais pas de commerce, mais j’offrais un service…
Mais notre formation est proche du courant humaniste et s’inspire de l’approche centrée sur la personne développée par Carl Rogers.
Carl Rogers, psychologue humaniste, (1902-1987) déçu par la psychanalyse et le comportementalisme a crée son propre modèle thérapeutique. Pour lui, le « client » n’est pas un malade, mais une personne qui cherche à gérer un trouble. Il place la personne au même niveau que le thérapeute qu’il appelle d’ailleurs « l’aidant ». Le praticien ne sait pas à la place de son client, tous deux sont sur un pied d’égalité, et le praticien se veut être un guide pour accompagner la personne en demande d’aide. Ce mot « client » rend le sujet actif dans sa prise en charge. Il participe à l’élaboration de son mieux-être.
Pour Rogers, les thérapeutes en général exercent un pouvoir sur leurs patients rendant ceux-ci dépendants. C’est ce qu’il réfute et il rétablit l’égalité entre les deux protagonistes en utilisant le terme de client.
Les clients qui viennent nous consulter doivent donc savoir que nous leur apporterons notre aide, que nous les guiderons vers un meiux-être qu’ils sont venus chercher, mais qu’en aucun cas nous n’aurons une solution toute faite à leur problématique. Nous ne savons pas à leur place ce qui est bien pour eux. Eux seuls ont cette connaissance, et notre seul pouvoir est de les accompagner dans la découverte de leur solution. Nous nous comporterons en guide mais ce sont eux qui feront le chemin.
En prenant en compte ces considérations, le mot client devient une évidence…
Mathilde Georghiou
Sophrologue-Coach – Formatrice EFDS

Client ou patient?
Le patient, c’est celui qui sait attendre ; c’est aussi celui qui est passif. C’est un vocabulaire médical. Dans le domaine de la médecine, un patient est une personne recevant une attention médicale ou à qui est prodigué un soin , c’est celui qui est malade et dont la maladie va être guérie par un autre, détenteur du savoir.
Ce n’est donc pas le principe de mon action et je ne suis pas médecin . Je ne fais que mettre en place les conditions qui vont permettre à la personne de trouver et d’emprunter son chemin au rythme qui lui convient, en lui faisant confiance et en lui permettant de prendre confiance en elle et son action….
Je suis conscient que le mot client peut choquer , essentiellement par sa connotation « marchande ». Il possède cependant l’avantage d’une certaine neutralité, je dirais même d’un certain équilibre dans la relation.
Et j’aime cet équilibre
Carl Rogers a été le premier à remplacer le mot patient par « client » pour souligner le rôle actif de ce dernier : lui seul sait ce qui lui convient, c’est donc à lui de mener la démarche thérapeutique. Le praticien ne peut en aucun cas se substituer à lui, c’est pourquoi il n’impose rien, ne conseille et n’interprète pas, mais accompagne la personne dans son travail d’évolution et de changement.

Sébastien BORCHI-

Directeur EFDS-EFDP

29 mai 2016|