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Accueil » Ce que peu de gens savent sur le stress.

Tout d’abord, revenons à la base :

Le stress est une tentative d’adaptation de notre corps et de notre cerveau à une situation inhabituelle, inattendue ou identifiée comme dangereuse (que cette dangerosité soit réelle ou imaginaire).

Il est donc, par définition toujours positif.

Notre cerveau identifie une situation imprévue ou anxiogène et instantanément, parfois sans même que nous en ayons conscience, des phénomènes physiologiques se produisent.

Accélération des rythmes cardiaques et respiratoires, tensions musculaires, afflux de sang vers les organes internes, etc…. Le corps génère l’énergie nécessaire à la gestion optimale de la situation, qui, d’un point de vue lié à notre condition de mammifère, se restreint à la lutte ou la fuite.

Toute réaction physique instantanée telle que la lutte ou la fuite dépense l’énergie autoproduite par le corps, et le sujet peut revenir au calme et grâce au stress, il a pu « sauver sa vie ».

Non qu’il fût forcément en danger de mort, mais son cerveau a pu croire un instant que c’était le cas.

Et c’est bien là, que je voulais vous amener…

En effet, je vous propose de vous interroger sur ce qui, pour le cerveau, peut être identifié comme un danger de mort.

Toute situation où il y a un danger réel, accident de la route, agression, chute etc…

Mais, le cerveau peut également identifier certaines situations paraissant banales à priori comme potentiellement mortelles.

Toute situation qui génère une peur est stressante pour notre mental.

Peur de manquer : cette peur peut être liée à la peur de mourir de faim ou de soif.

Peur d’être rejeté : un animal isolé est souvent une proie facile pour des prédateurs.

Peur d’étouffer : pas d’air, pas de vie.

Peur du vide : si je tombe de haut, je peux mourir.

Etc…

Mais notre inconscient ne faisant pas la différence entre le réel et l’imaginaire, il transpose des peurs anodines à des peurs de la mort, c’est entre autres, le fonctionnement des phobies.

Je m’explique :

L’humain se différencie de l’animal par la présence de son néocortex, et donc par sa faculté d’analyse et de réflexion. Ces capacités l’amènent à se projeter dans le futur et à imaginer ce qui pourrait être.

L’animal, lui, réagit à ce qui est. Il est capable d’identifier un danger par conditionnement, mais pas par extrapolation.

Et nous humains, qu’est-ce que nous extrapolons « et si… », « et si… », « et si … » !!!!

Notre propension à créer des scénarii catastrophes est énorme, et nous pouvons avoir peur de choses qui n’existent que « potentiellement ».

Le stress est donc bien souvent lié à ce qu’il se passe dans notre tête et non à la réalité de la situation.

Exemple : Si je me dis que lorsque je vais dispenser un cours dans un amphithéâtre, les gens ne vont pas apprécier ce que je dis, que je risque de bafouiller et que mon sujet n’est, somme toute, pas très intéressant, je risque d’avoir peur d’être rejetée. Cette peur peut devenir clairement handicapante parce que je vais vivre en boucle (dans ma tête) le scénario qui m’angoisse et transformer une situation qui aurait pu optimiser mes capacités et m’aider à me dépasser en une situation redoutable à fuir à tout prix.

Cet excès de stress peut aller jusqu’à altérer mes capacités d’attention et de concentration et déclencher un acte manqué (chute, retard, accident etc..) afin de me soustraire à ce que je vis comme dangereux pour moi à ce moment-là.

La peur, la colère, la frustration, génèrent un stress récurrent qui peut aller jusqu’à devenir ingérable en ce sens que le sujet crée lui-même la source de son stress en imaginant le pire par anticipation.

Voilà pourquoi il est si important de se focaliser sur le moment présent et non sur une appréhension aléatoire de la réalité. Et voilà pourquoi la méditation et la sophrologie ont le vent en poupe puisqu’elles proposent entre autres, cette « vivance » de l’instant présent. Sorte d’appréciation de « ce qui est » en opposition à la peur de « ce qui a été » ou de « ce qui ne sera peut-être jamais ».

Il est déjà communément admis que le stress peut être lié à un surmenage, à des situations répétées, à des stimuli qui épuisent nos systèmes (nerveux, vasculaires, digestifs, immunitaires etc…), et ne permettent plus au corps de faire face.

A partir de là, nous sortons de la réaction primaire du stress (phase d’alerte) pour en arriver à des phases plus avancées (appelées phase de résistances et phase d’épuisement) menant jusqu’à la pathologie (dûe au dérèglement de l’organisme, alors moins apte à se défendre contre les maladies) ou à l’accident (dû aux déficits d’attention et de concentration).

Mais il est important de comprendre que notre façon de voir les choses nous conduit parfois à être à l’origine même de notre stress, de par le parallèle, souvent inconscient, que nous pouvons faire entre une situation et ce qu’elle représente symboliquement pour nous.

Le stress peut donc venir de l’intérieur, un peu comme les assaillants de Troie dans leur cheval, et souvent, le sujet en proie à ce type de stress n’a pas conscience d’être stressé, il vit une sorte de mal-être qu’il ne comprend, bien souvent, pas lui-même.

Le stress n’est pas l’ennemi de l’homme puisqu’il lui fournit l’énergie nécessaire pour affronter les situations les plus déstabilisantes, mais lorsque cette énergie n’est pas évacuée, elle finit par éroder le sujet de l’intérieur.

Il est alors urgent qu’il trouve des moyens pour reprendre sa vie en main et changer sa perception des choses afin d’apaiser son mental, de prendre du recul pour mettre en place des actions concrètes qui lui permettront de retrouver son potentiel et une harmonie psychocorporelle.

C’est là toute l’ambition de la sophrologie : ramener du confort mental, émotionnel et physique au cœur même de l’humain afin que celui-ci retrouve et réactive ses ressources pour prendre les bonnes décisions et faire des choix qui respectent son écologie personnelle.

Samantha MERCIER

 

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22 juin 2016|