Le cheval pour devenir plus fort face au harcèlement scolaire

 

Le harcèlement scolaire :

Il concerne souvent des élèves vus comme « faibles » par les autres. Un groupe d’enfants ou de jeunes s’en prend psychologiquement et physiquement à un individu en situation de faiblesse.

Si cela commence bien innocemment par des remarques désobligeantes, ça peut aller jusqu’à des coups en passant par des moqueries et des humiliations.

Parmi les harceleurs, on peut distinguer des individus de type « chef de clan ».

Il s’agit souvent d’un enfant avec une attitude tyrannique qui entraine dans son sillon, d’autres individus qui cherchent à s’intégrer dans un clan et à avoir la protection d’un « leader ».

Dans cette seconde partie d’individus, il y a parfois, les amis de la « victime ».

Cependant malgré la compassion qu’ils pourraient éprouver, leur besoin d’appartenance est tellement fort qu’ils préfèrent se ranger du côté du groupe, donc du plus fort.

Tout cela est totalement naturel. A savoir que le chef a besoin d’une meute pour palier à ses propres peurs, que les « suiveurs » ont besoin de protection et que la victime permet à chacun de trouver sa place.

Le besoin d’appartenance et le besoin de sécurité sont donc au cœur du sujet.

Alors si au lieu de « lutter contre » le harcèlement scolaire, nous nous investissions dans l’éducation des enfants.

Alors je ne parle pas d’éducation moraliste avec la notion du bien et du mal qui peut être culpabilisante.

Je parle d’une autre forme d’apprentissage.

Il semble pertinent d’apprendre aux enfants à bâtir une sécurité intérieure qui passe par l’estime de soi et la confiance en soi.

En effet, si le chef de clan n’a plus besoin d’une victime pour obtenir l’admiration et la crainte d’un groupe d’individus dociles

Si ces individus « dociles » n’ont plus besoin d’un chef pour obtenir un semblant de protection, ni pour s’intégrer auprès des autres

Et si la « victime » apprend à poser des limites,

Alors, il n’y a plus besoin d’en arriver à l’extrême du harcèlement scolaire.

Pourquoi le cheval est une des clés de cet apprentissage ?

En tant qu’enseignants d’équitation, nous avons pu réaliser certaines observations grâce aux classes qui venaient faire du poney.

C’est souvent qu’un changement de la dynamique de groupe a lieu lorsqu’il y a un cycle de plusieurs séances.

Chacun apprend à se dépasser et parfois, les plus forts sont en situation de difficulté quand les plus timorés dans d’autres domaines, se découvrent un certain talent.

L’animal apporte :

  • Un lien affectif qui peut rassurer et stimuler un enfant avec une basse estime de lui
  • Une certaine sensibilité qui permet de comprendre que ce n’est pas par la force qu’il cèdera à une demande
  • Un certain entêtement qui nécessitera que l’enfant soit plus ferme et plus exigeant avec lui-même pour obtenir quelque chose de son poney ou cheval.
  • Une observation et une compréhension de la communication non verbale

Tout cela permet à l’enfant de se construire dans son estime, dans sa confiance, sans être jugé car l’animal ne le jugera pas.

L’enfant apprend à s’affirmer en étant clair dans ses intentions et sans brutalité.

Cela apprend aux plus « forts » à faire preuve de douceur, et aux plus « faibles » à se faire respecter.

Car ne nous y trompons pas, même les harceleurs sont victimes de leur harcèlement. Ils sont jugés et se jugent parfois sévèrement. Un enfant pris dans cet engrenage ne sait pas toujours faire machine arrière.

Il vit parfois dans la culpabilité qu’il peut trainer ensuite comme un fardeau toute sa vie. Sa faille narcissique n’est pas comblée par sa malveillance et il enfouit sa sensibilité, ce qui forcément, plus tard peut entrainer un certain mal-être.

Le travail avec le cheval a donc plusieurs effets :

  • L’identification du comportement défaillant (je me laisse trop faire, ou je veux trop obtenir les choses par la force, ou, je ne suis pas assez clair dans ce que je demande)
  • L’apprentissage d’une autre façon de procéder (s’affirmer davantage, assouplir son attitude, clarifier ses besoins ou demandes)
  • La gestion des émotions (la peur, la colère, la frustration principalement)
  • La communication avec autrui (ce que je mets en place avec l’animal me permet de développer des savoirs faires reproductibles dans une relation humaine)
  • Le développement de l’empathie (grâce au lien qui se tisse avec le cheval qui est un animal émotif)
  • Le renforcement de la confiance en soi et de l’estime de soi (satisfaction personnelle, sentiment d’auto-efficacité)

Ce travail gagne bien sûr à être encadré par des professionnels ayant à la fois une bonne connaissance de l’animal, mais aussi du comportement humain.

Forts de notre expérience de moniteurs d’équitation, thérapeutes et sophrologues, nous sommes en mesure d’accompagner des enfants en situation de harcèlement.

Cela peut être fait en groupe ou en séances individuelles.

Si la description de cet article semble empirique, chaque situation est spécifique. C’est pourquoi le travail commence d’abord par l’écoute et la description de la situation de l’enfant.

Ensuite un objectif est défini et un nombre de séances avec chacune une intention bien claire sur un point spécifique à travailler.

Il n’est pas forcément question d’équitation.

Il sera possible que l’enfant monte à cheval ou à poney, mais il y a beaucoup d’activités qui se pratiquent à pied.

Bientôt des journées de stage seront proposées sur notre sité dédié : caval-connect

En attendant, vous pouvez contacter Sébastien Borchi pour des séances individuelles sur Légny (69620) au 06.35.49.35.16 ou Samantha Mercier au 06.64.66.03.37 pour des séances individuelles sur Branges (71500)

Samantha Mercier